La maladie


Qu’est ce que la fibromyalgie ?

( à faire lire à ses proches si possible ! 🙂  )

C’est une affection chronique caractérisée par une douleur diffuse ou des sensations de brûlure de la tête aux pieds accompagnées d’une fatigue profonde.
Etymologiquement, le terme fibromyalgie est constitué de «fibro» pour fibrose, «myo» pour muscles et «algie» pour douleur. Ce terme indiquerait donc une fibrose douloureuse des muscles, la fibrose n’étant cependant pas une lésion que l’on retrouve dans cette maladie.
Reconnue en 1992 par l’ Organisation Mondiale de la Santé (OMS), c’est une maladie fréquente en pratique médicale. Elle a été aussi appelée : syndrome polyalgique idiopathique
diffus (SPID), rhumatisme musculaire chronique (1901), rhumatisme psychogène (1960), fibrosite (1983), et rhumatisme des tissus mous…
La fibromyalgie se distingue du syndrome de fatigue chronique avec lequel elle partage plusieurs signes.

Combien de personnes soit atteintes de la maladie ?

Touchant 2 à 5 % de la population, la fibromyalgie n’est donc pas une maladie rare. Sa fréquence varie selon la population considérée.

Qui peut en être atteint ?
Essentiellement les femmes entre 30 et 50 ans, dans la proportion de 4 femmes pour un homme.anatomy-254129__340 La fibromyalgie a également été diagnostiquée chez l’enfant.

Est-elle présente partout en France et dans le monde ?
Dans le monde, il existe de grandes disparités dans la répartition de la anatomy-254120__340fibromyalgie. Les pays occidentaux sont les plus touchés. La maladie demeure anecdotique dans le tiersmonde.
Il s’agit par ailleurs d’une maladie urbaine que l’on rencontre moins souvent en milieu rural. On ne peut exclure la possibilité que le diagnostic soit moins souvent posé dans certaines régions où le nombre de personnes atteintes paraît faible.

A quoi est-elle due ?
La cause de la fibromyalgie est inconnue. On sait qu’il existe une anomalie de la réponse à la douleur qui est augmentée. Il y a une sensibilisation du système nerveux central, attestée par les examens d’imagerie fonctionnelle. En revanche on ne sait pas si cette sensibilisation est la cause ou la conséquence de la maladie. De nombreux facteurs ont été successivement incriminés. La constatation que de nombreux cas de fibromyalgie survenaient après un choc émotionnel violent, un traumatisme important (accidents de la route avec coups du lapin par exemple), ou une maladie virale, a fait soulever tour à tour la question de l’impact de
ces évènements dans l’apparition de la maladie.

Par ailleurs, l’association de la douleur à des troubles du sommeil et à la dépression a fait envisager l’éventualité d’un déficit en neurohormones, notamment en sérotonine. Les neurohormones sont des substances présentes en quantité infime au niveau du système nerveux impliquées dans des fonctions telles que le sommeil, l’humeur et la douleur mais également dans diverses fonctions sensorielles, motrices et cognitives. Ces dérèglements sont probablement à l’origine de l’importance des douleurs ressenties alors qu’on ne trouve aucune lésion des organes ou des tissus ni aucun trouble biochimique pouvant les provoquer. Enfin, l’existence de cas «mère-fille», pourrait suggérer l’intervention d’autres facteurs non encore identifiés.

Est-elle contagieuse ?
Elle n’est absolument pas contagieuse.

Quelles en sont les manifestations ?
Avant l’installation de la fibromyalgie, il existerait une longue (ou très longue) période de « signes précurseurs ». Très peu spécifiques, ces signes ne sont souvent retrouvés qu’ a posteriori , une fois le diagnostic de fibromyalgie posé. Il s’agit essentiellement de :
– fatigue anormale à l’effort
– inconfort musculaire, courbatures, fourmillements, fatigue
– station debout pénible
– intolérance au froid, à la chaleur
– troubles digestifs divers (douleurs à l’estomac, côlon irritable)
– vessie irritable
– troubles du sommeil

Une fois déclarée, la fibromyalgie se caractérise par des douleurs diffuses, une fatigue intense, des troubles du sommeil, auxquels s’associent différentes manifestations d’allure psychosomatique.
La douleur Il s’agit du symptôme principal. Toujours présente, elle touche de façon préférentielle les régions proches de la colonne vertébrale : la nuque, les épaules, la région inter-scapulaire (entre les 2 épaules), les omoplates, le bas du dos, les hanches. Elle peut aussi atteindre les genoux, la plante des pieds, les fessiers et les mains avec une impression de gonflement, la face avec une sensation de crispation ou d’avoir mal à toutes les dents.

Les malades se plaignent d’avoir « mal partout ». Cette douleur varie selon le moment de la journée, le niveau de stress et l’activité physique. Elle s’associe à des raideurs diffuses et se caractérise par des points douloureux spécifiques sensibles au toucher. Sourde ou parfois aiguë (voire les deux), à type de brûlures, de piqûres, de fourmillements ou d’engourdissement musculaire,  chez la même personne. Elle peut être pénible au point d’entraver l’accomplissement des gestes quotidiens.
Les points sensibles quant à eux, parfois très douloureux à la pression, intéressent des zones bien définies qui permettent d’évoquer le diagnostic.

La fatigue (asthénie)
Avec la douleur, c’est le symptôme le plus constant. Souvent très intense le matin, elle peut survenir au moindre effort et devenir invalidante. Il s’agit plus d’une « sensation de perte totale des forces », d’une fatigabilité dont le retentissement social et professionnel peut être considérable. La station debout immobile est particulièrement pénible, signe particulièrement caractéristique.

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L’impact psychologique, sur une personne qui a toujours été active et «bonne vivante», peut être très important.

Les troubles du sommeil
La principale caractéristique du sommeil dans la fibromyalgie est qu’il n’est que peu ou pas réparateur. Le malade se réveille aussi fatigué, sinon plus, qu’au moment où il s’est couché.
Le plus souvent le sommeil est «agité» et ne répond que peu aux différents traitements institués. Comme la douleur, les troubles du sommeil ne s’améliorent pas avec le temps sans traitement.

Des troubles psychologiques
Il s’agit essentiellement de l’anxiété et d’un état dépressif. Pessimisme et catastrophisme y sont souvent associés. Là aussi se pose la question de la chronologie des troubles : le syndrome dépressif est-il antérieur à la fibromyalgie ou bien réactionnel, secondaire à l’errance diagnostique et à l’inefficacité des différents traitements ? Les malades rattachent souvent leur trouble à l’inquiétude qui accompagne leur état de santé incompréhensible.

Il faut noter qu’un grand nombre de personnes étaient très actives et dynamiques avant la maladie, sans présenter le moindre signe de dépression. La fibromyalgie et la dépression peuvent être considérées comme deux maladies différentes, quoique voisines et souventassociées.

Autre troubles
Un ensemble de troubles et de signes apparemment très disparates sont rapportés par les malades. S’ils contribuent à faire évoquer le diagnostic, ils peuvent également amener le malade vers différentes consultations.
– migraine et céphalées de tension
– difficultés de concentration et troubles de la mémoire
– hypersensibilité au bruit, à la lumière, et aux odeurs- troubles du transit intestinal, tels qu’une diarrhée ou une constipation, voire l’alternance
des deux (ce qui peut faire évoquer à tort un syndrome du côlon irritable).
– troubles urinaires (mictions fréquentes) ou douleurs de règles (dysménorrhées) sont également
observés.
– troubles de la thermorégulation : intolérance anormale au froid et à la chaleur.
– un syndrome des jambes sans repos avec des impatiences nocturnes est aussi parfois
associé.
A des degrés divers, certains signes du Syndrome Sec de Gougerot-Sjögren (yeux secs,
bouche sèche, peau sèche…) peuvent apparaître en même temps que la fibromyalgie.

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On conçoit aisément, vu les combinaisons multiples que peuvent revêtir ces symptômes, que les malades consultent aussi bien en gastro-entérologie, en psychiatrie, en rhumatologie qu’en médecine interne.

Comment expliquer les symptômes ?
L’origine de la douleur est inconnue. Les différents mécanismes évoqués n’ont pas permisd’établir précisément les causes de ce modèle douloureux assez singulier. Il peut s’agir d’une perception anormale de la douleur qui fait qu’une stimulation normalement indolore
oit perçue comme douloureuse (allodynie) ou d’une perception anormale de l’intensité de la douleur qui fait qu’une douleur de faible intensité soit perçue comme très douloureuse (hyperalgésie).

La douleur est-elle primitivement musculaire ?
Aucune anomalie musculaire objective n’a permis, à ce jour, de retenir cette hypothèse.

La douleur est- elle d’origine psychogène ?
On évoque, pour cette théorie, le fait qu’il y ait parfois, dans les familles de fibromyalgiques, quelques cas de dépression connus. La régression occasionnelle des symptômes sous antidépresseurs et l’association fréquente de la fibromyalgie à d’autres maladies réputées de mécanisme psychosomatique (colopathie fonctionnelle par exemple) seraient également en faveur de cette hypothèse.

Ces éléments sont cependant inconstants et ne permettent pas de conforter la thèse de l’origine psychosomatique. De plus, l’action favorable des antidépresseurs peut être due à une des propriétés pharmacologiques de ces médicaments, lesquels ont aussi une action sur la douleur chez des malades non dépressifs.

Y’a-t-il une implication des neuromédiateurs ?
La sérotonine (ou 5 hydroxytryptophane) est une substance produite par des neurones (neuromédiateur) ayant une action «anti-douleur». Elle intervient également dans la régulation du sommeil et de l’humeur. Son rôle a été mis en évidence dans certains désordres psychiatriques (anxiété et dépression notamment) et dans la migraine. Plusieurs travaux ont montré une diminution de son taux dans le sang des fibromyalgiques, sans qu’elle soit
obligatoirement associée à une dépression. On a montré aussi une augmentation de lasubstance P, neuromédiateur de la douleur. Ou une implication du système endocrinien ?

Dans la fibromyalgie, malgré le maintien d’une réponse hormonale normale au stress, on note parfois une perturbation de la sécrétion d’hormones (corticoïdes) par les glandes surrénales (glandes situées au-dessus des reins) et une diminution du taux d’hormone de croissance. Ceci peut être à l’origine de la fatigue et de la faible tolérance à l’effort. Ces anomalies peuvent également être cause ou conséquence du trouble.

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Quelle est son évolution ?
La fibromyalgie est une affection évoluant sur de nombreuses années. Il existe une grande variabilité de manifestations et leur évolution dans le temps est différente d’une personne à l’autre.

– La qualité de vie : le fait que les manifestations soient très peu spécifiques fait qu’il y a presque toujours une errance diagnostique (jusqu’à 18 ans dans certaines études) qui peut être très décourageante. De plus, la douleur et la fatigue ne répondent pas toujours bien aux différents traitements. Un état d’abattement, voire un état dépressif, s’ils peuvent être
absents au début, peuvent aussi progressivement s’installer ou s’accentuer. Tout ceci contribue à la détérioration globale de la qualité de vie des personnes atteintes de fibromyalgie.
Cela étant, le réconfort trouvé auprès de l’entourage et d’autres personnes confrontées à la maladie est d’une grande aide pour ne pas se décourager et essayer les différentes options thérapeutiques proposées par le médecin. Lutter contre l’isolement reste un atout fondamental dans cette maladie.
La fibromyalgie ne met pas en jeu le pronostic vital car elle ne compromet pas les organes vitaux.

L’autonomie : Les douleurs, parfois rebelles aux traitements habituels et la grande fatigabilité entravent peu à peu l’activité physique qui est, de ce fait, progressivement réduite.
Dans les cas les plus sévères, la réduction de l’activité retentit à son tour sur les capacités du patient qui devient parfois incapable d’assurer les besoins les plus élémentaires.
Le déconditionnement à l’effort (moins le sujet en fait, moins il peut en faire) est prouvé par les épreuves de consommation d’oxygène. Cependant la fibromyalgie ne conduit ni à la paralysie, ni au fauteuil roulant, ni à la perte des capacités intellectuelles, et tous les cas ne sont pas aussi sévères.

La gravité : Dans un certain nombre de cas la fibromyalgie devient invalidante sans qu’il y ait des lésions visibles. La fatigabilité pour des efforts de moins en moins importants et l’anxiété qui accompagne cet état en font toute la gravité. Cependant, il faut savoir que tous les malades n’atteignent pas cet état.

source : https://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Fribromyalgie-FRfrPub10465.pdf

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