Psychanalyse & Fibro


L’existence de la fibromyalgie, Pierre Ebtinger, Psychiatre, psychanalyste
Reconnaissance des douleurs
psychology-1959758__340Impossible de parler de fibromyalgie sans que surgisse immédiatement la question de la reconnaissance. Mais que s’agit-il de reconnaître exactement ? Les symptômes ? La maladie ? Le malade ? Autre chose encore ? C’est ce que je vous propose d’examiner et, au final, de trancher.
La fibromyalgie est reconnue par l’OMS, sous la côte M 79.7. Son diagnostic repose sur la triade symptomatique : douleurs musculaires, fatigue et troubles du sommeil. Aucune cause anatomique ou physiologique n’étant à ce jour établie de façon certaine, on ne peut en toute rigueur la qualifier de maladie. Il est par contre incontestable qu’il existe un syndrome fibromyalgique.
Ce qui est encore plus incontestable, ce sont les douleurs. Il n’existe pas de douleur imaginaire. Que les douleurs soient inimaginables ne les empêchent pas d’exister, au contraire. Les douleurs sont toujours réelles. La douleur, comme l’angoisse, ne trompe pas. Il n’y a donc pas lieu de mettre en doute une plainte relative à une douleur. Les douleurs sont bien réelles et les plaintes sont vraies. La reconnaissance de cette existence réelle des douleurs est non seulement essentielle pour y comprendre quelque chose, mais aussi essentielle dans la prise en charge des personnes qui en souffrent.
psychology-1957259__340Le patient dit « j’ai mal », et souvent « j’ai mal partout ». Lorsque le « j’ai mal partout » ne l’emporte pas, on retrouve des localisations privilégiées sur l’axe du corps, sur les muscles intervenant dans le maintien de la tête, et sur les membres. Ces localisations concernent des muscles impliqués dans le maintien du corps, son attitude, sa posture. Retenons ces éléments, nous y reviendrons lorsque nous
aurons les outils nécessaires pour les déchiffrer et nous verrons notamment que « mal partout » n’est pas une connotation vague, mais peut recouvrir quelque chose de précis.
Ce « mal partout » s’accompagne dans la triade symptomatique classique de fatigue et de troubles du sommeil. Douleurs, fatigue et troubles du sommeil sont-ils trois signes d’une même chose ou sont-ils dans un rapport circulaire de cause à effet ? Je laisse la question ouverte pour l’instant, sauf dans un cas particulier que je mentionne rapidement pour ne plus y revenir : lorsque les troubles du
sommeil sont premiers, ils peuvent à eux seuls entraîner un syndrome polyalgique. Lorsqu’il n’y a pas ou peu de phases de sommeil profond, les muscles ne passent jamais par l’état de relâchement total et cette tension chronique est au fondement de certaines douleurs chroniques diffuses.
Ce cas particulier nous incite déjà à opérer des distinctions au sein du syndrome fibromyalgique. Voyons maintenant ce qu’il en est du côté le plus fréquent lorsque l’étiologie reste incertaine et le traitement insatisfaisant, en gardant à l’esprit l’aspect indubitable de ces douleurs.
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source : https://www.psychanalyse67.fr/accueil/myFiles/84_22F80F9897.pdf

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